L’assainissement autonome, également connu sous l’appellation d’assainissement non collectif ,est un concept qu’il est important de connaître car il constitue pour certaines habitations une obligation. En quoi consiste réellement le système d’assainissement non collectif  et comment s’y prend-t-on pour l’effectuer, voici quelques détails pour vous y aider.

L’assainissement non collectif

L’assainissement autonome a trait à l’élimination des eaux usées d’une habitation dont l’évacuation n’est pas reliée aux égouts que constituent les réseaux collectifs. L’assainissement non collectif concerne tous les moyens et filières qui ont pour objet de traiter ces eaux usées sur la parcelle qui inclut l’habitation. On parle d’assainissement autonome groupé  dans le cas où il faut traiter les eaux usées de plusieurs habitations sur un même terrain privé. Toutefois, si le groupement inclut un dispositif de collecte et de traitement des eaux usées sur un terrain communal, on parle dans ce cas d’assainissement collectif.

Pour effectuer dans les normes un système d’assainissement non collectif, il est important de mettre en place différents éléments : la collecte, le pré traitement, la dispersion et l’épuration.

Système d’assainissement non collectif: la collecte

Dans un système d’assainissement autonome, il est nécessaire de diriger les eaux usées de l’habitation vers un système de pré traitement : c’est ce qu’on appelle collecte. Le système de collecte inclut des conduites d’un diamètre minimum de 100 mm pour faciliter l’évacuation. Avant d’installer votre système de collecte, sachez qu’il est préférable de n’utiliser que des coudes de 45° au lieu de 90° afin d’éviter la stagnation des eaux. De même, pensez également à faire en sorte que la pente soit comprise entre 2 et 4%.

Concernant l’évacuation des eaux des WC, il faut que ces eaux soient collectées le plus directement possible. Pour éviter le risque de désiphonnage pouvant provoquer les remontées d’odeur, il est essentiel que vous mettiez en place une colonne de ventilation constituée d’un conduit de diamètre de 100 mm emmené en toiture. La mise en place de cette colonne vous permettra également d’éviter le risque de colmatage.

Le pré traitement en assainissement non collectif

Le système de pré traitement inclut :

  • Une fosse toutes eaux qui a pour objet de retenir les déchets et les matières solides. La fosse a également une fonction biologique car elle permet une liquéfaction grâce à  des bactéries anaérobies ;
  • Un préfiltre dont la fonction est de retenir d’autres grosses particules qui n’ont pas été retenues par la fosse. Le préfiltre se situe donc en aval de la fosse et a pour rôle d’éviter un colmatage du système. La pouzzolane est le plus souvent utilisée comme filtre.
  • Un bac dégraisseur ayant pour fonction de retenir les graisses, les huiles et quelquefois les matières lourdes. Ce bac se situe en amont de la fosse et est utilisé pour éviter la solidification des graisses dans la tuyauterie jusqu’à la fosse toute eaux, dans le cas où celle –ci est éloignée de l’habitation. Le bac dégraisseur est obligatoire pour un bâtiment dont les activités sont liées à la restauration.

La dispersion

Lorsque les eaux auront passé les systèmes de collecte et de pré traitement, elles seront dispersées sur le terrain à l’aide de drains d’infiltration.  Les eaux dispersées, préalable pré traitées dans la fosse, seront traitées par des bactéries aérobies présentes dans le sol. Les eaux provenant directement de la fosse ne doivent en aucune façon être rejetées dans un fossé ou un puisard et encore moins un cours d’eau.

La micro-station d’épuration

Ce système permet de traiter complètement les eaux usées soit en milieu filtrant soit à l’aide de boues activées grâce à des cultures de bactéries. La micro-station d’épuration peut être composée soit de plusieurs modules à relier, soit d’un module dont l’intérieur est compartimenté.

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